Roger-Pol Droit – Si je n’avais plus qu’une heure à vivre

Roger-Pol Droit - Si je n'avais plus qu'une heure à vivreQue feriez-vous si  je vous disais que là tout de suite il ne vous restait qu’une heure à vivre ? Trois mille six cents secondes avant le passage à trépas. Le néant (ou l’éternité, qu’importe). Prenez la peine de considérer très sérieusement la chose et de jouer le jeu. Vous verrez : c’est tout bénef. L’écoulement du temps démarre. Prenez une grande inspiration, faites le vide autour de vous et pendant une minute, réfléchissez-y. Ne vous croyez pas obliger de partager la réponse toutefois. Vous pouvez tout aussi bien la garder pour vous – et j’insiste ! nul ne mérite de connaître ce que vous feriez de vos soixante dernières minutes. Elles sont précieuses et c’est seul que vous affronterez la mort, voyez-vous. Mais enfin – une fois la question posée, acceptez la réalité : votre mort inévitablement un jour viendra et il n’y a rien que vous puissiez faire pour contrer cela. Ou alors si ! la promesse d’accomplir ce que vous feriez si vous étiez condamné à mourir. Car après tout et en réalité : vous l’êtes. Lire la suite

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Sébastien Teissier – X

Sébastien Teissier - XDaniel Tammet en fascinera plus d’un. Pour sûr. Selon les scientifiques qui se seraient penchés sur son cas, cet Anglais de trente-cinq ans aurait développé des facultés extraordinaires – et quasi surhumaines – à la suite d’une crise d’épilepsie survenue à l’âge de quatre ans et qui lui aurait laissé des lésions cérébrales. Atteint des syndromes d’Asperger et de synesthésie depuis, Daniel Tammet est doté d’un QI et d’une mémoire hors normes. Il y a dix ans, il récite les 22 514 décimales de Pi en cinq heures, neuf minutes et vingt-quatre secondes. Un sans-faute – battu depuis et paraît-il – qui lui a permis de devenir l’objet de convoitise de l’ensemble de la communauté scientifique – mais pas que. Lire la suite

Johann Zarca – Le Boss de Boulogne

Johann Zarca - Le Boss de Boulogne Le marketing, c’est un domaine qui me connaît. Je vous en explique le fonctionnement. Vous allez voir, c’est très simple. Si je vous dis que ce billet parlera cul, shit et baston, la probabilité que vous stoppiez votre lecture ici est faible. Car nous vivons à l’ère où le cul, le shit et la baston sont les ingrédients du cocktail qui vend. Alors – si je vous mitraille sur 177 pages de scènes de baise dignes de la Jenna Jameson, de course-poursuite entre mecs défoncés au crack et de baston à faire passer Reservoir dogs pour un film pour enfants, il y a fort à parier que je vous aurai amené à faire ce que je veux vous faire faire : consommer. Et ce n’est pas moi qui l’apprendrai aux responsables marketing de Don Quichotte. Ces fils et filles de Séguéla ont prouvé, en publiant « Le Boss de Boulogne », qu’ils maîtrisaient mieux que quiconque l’art de manier pour vendre. Lire la suite