Jonathan Coe – La pluie, avant qu’elle tombe

Jonathan Coe - La pluie, avant qu’elle tombe« Si je ris de toute chose ici-bas, c’est pour n’en pas pleurer. » C’est ce que Lord Byron a dit. Alors Jonathan Coe l’écrit et moi je le lis. Et comme tout être mal énamouré – et donc tourmenté, j’ai parcouru l’œuvre de Coe et disséqué son style, roman après roman, mue par la volonté d’y trouver ce qui le rend unique : la comédie sarcastique. Les allusions à ce cynisme qui singularise. Un humour propre qui décape et se fout de tout et du sort ! dissimulant sous le rire la mélancolie de la fiction. Si j’ai dû lire à peu près tout de Jonathan Coe, c’est dernièrement que j’ai découvert son roman le plus iconoclaste et dérangeant : « La pluie, avant qu’elle tombe », qui se dépêtre de la signature humoristique de l’auteur. Quand le comique rend l’âme, la tristesse persiste. Lire la suite

Jonathan Coe – Expo 58

Jonathan Coe - Expo 58Je l’ai lu ! Le dernier bébé de Jonathan Coe, je l’ai lu. Et Dieu sait que je l’ai attendu. Depuis sa parution l’an dernier je n’ai fait que vivre dans l’attente de sa version française. Des mois à traquer l’information, le cœur battant – à la Eva. Des mois à n’en plus savoir dormir ! Et des semaines encore à attendre de le recevoir. Vous imaginez dès lors l’état d’esprit dans lequel je me trouvais lorsqu’enfin un beau matin, il fut fait mien. Deux soirées pour en venir à bout. Son titre : « Expo 58 ». Une histoire à la chute vertigineuse – et vertigineuse ! qui se déroule dans ma Belgique natale. De quoi succomber. Lire la suite

Jonathan Coe – Les Nains de la Mort

Jonathan Coe - Les Nains de la MortQu’obtient-on lorsque l’écriture d’un génie flirte avec les chansons d’un dandy ? Un régal. Et sous la plume de Coe, ce régal porte un nom : « Les Nains de la Mort ».

On raconte que quand on est happé par l’amour, on se remémore à vie la première rencontre. Je me souviens encore de ce que j’ai ressenti en entendant ma première chanson des Smiths et en terminant mon premier Coe. Je me souviens de tout. De l’endroit où je me trouvais, des personnes qui m’accompagnaient et de ce que j’ai pensé. Le coup de foudre ne serait pas une légende. Lire la suite