Mohamed Kacimi – La confession d’Abraham

Mohamed Kacimi - La confession d’AbrahamJe n’ai rien contre les religions. Les gens peuvent croire en ce qu’il leur plaît de croire – et à leur guise. Il y a juste que j’aime me complaire dans le luxe de ne croire en rien, bien que – et pour reprendre Sartre – mon scepticisme m’empêche d’être athée. Toujours est-il que les histoires de messie me laissent indifférente. Au final – et conséquence honteuse de la chose – Abraham m’est peu familier. Je ne connais de lui que le sacrifice commis eu égard à la volonté divine – ce qui est peu de chose, il va sans dire. Ouverte à tout pourtant, j’étais disposée à lire Mohamed Kacimi qui a romancé l’histoire d’Abraham et lui a donné une parole fictive. Abraham aurait-il sacrifié son fils sans sourciller ? Et si les faits avaient été différents du mythe que l’on s’en fait ? Si Abraham, tourmenté par l’horreur de son geste, avait vécu son rapport à Dieu tel un fardeau ? Alors bien sûr, on y croit à moitié dès lors que discerner la fiction de la réalité dans les textes sacrés relève du ramdam. Mais alors ! je vous laisse imaginer quand Kacimi s’en mêle. Lire la suite

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Darina Al-Joundi, Mohamed Kacimi – Le jour où Nina Simone a cessé de chanter

Darina Al-Joundi, Mohamed Kacimi - Le jour où Nina Simone a cessé de chanterLes femmes que j’admire portent le même nom : Simone. J’aime les Simone. Dans la littérature, dans le cinéma, dans la chanson. Simone Weil, Simone Signoret, Nina Simone. Je m’imprègne de ces dames. Je les use en mentors. Des fantasmes. Si j’avais une fille, je l’appellerais Simone. C’est la règle. L’ultime règle. Et étant une femme de convictions – de principes plutôt, je n’y dérogerai pas.

Mais d’ici à avoir ma Simone – la marge étant tracée et le chemin encore à sillonner – c’est sur ces autres Simone que je me repose. Nina Simone agit sur moi comme l’endorphine. Je la sens, cette substance, se déverser en moi à l’écoute de sa voix. Il semble qu’Assem Al-Joundi aurait été de mon avis. C’est en tout cas ce que sa fille nous apprend dans ce récit au ton grave ne laissant aucune place à la romance : « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter » – coécrit avec Mohamed Kacimi. Lire la suite