Capucine Motte – Apollinaria, une passion russe

Capucine Motte - Apollinaria, une passion russeSi vous avez lu et aimé « Le cas Eduard Einstein » de Laurent Seksik, alors sans aucun doute aucun ! vous aimerez « Apollinaria, une passion russe » de Capucine Motte. Et c’est là un compliment que de le dire : il y a un air de Seksik chez Capucine Motte – ou peut-être est-ce l’inverse. Un style d’écriture, de narration. Un même genre de roman écrit sous une forme semi-fictive à laquelle on adhère et qui emporte et bouleverse.

Il s’en est fallu de peu pourtant pour que j’en veuille à Capucine Motte. Non pas parce que Capucine Motte est belle et talentueuse – et de fait, mérite une place dans cette catégorie d’écrivains où Nicolas Fargues trône en maître. Mais parce que j’ai cru qu’elle serait responsable de la destruction d’un mythe ; de ma passion vieille de vingt ans – peut-être plus – pour Fedor Dostoïevski. Un effondrement que j’aurais pris pour ce qu’il aurait représenté : un affront impardonnable. Parce que si j’aime, j’aime. Et j’aime Dostoïevski. Et lorsque ma mauvaise foi est confrontée à ces vérités qui fâchent ; celles qui ternissent l’image d’un des membres de la sainte trinité (comprenez par-là : Gogol, Maïakovski, Dostoïevski), c’est mon orgueil qui en prend un coup. Dans le cas d’ « Apollinaria » – un knockout qui aurait altéré ma vision du père créateur de la fratrie Karamazov et qui, fort heureusement, n’a jamais été porté. Lire la suite

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